Cheval de Guerre de Steven Spielberg

Publié le par DeshayesGaëtan.over-blog.com

(War Horse)

D'après le livre et la pièce de théâtre de Michael Morpurgo
Avec Jeremy Irvine, Emily Watson, David Thewlis, Peter Mullan, Niels Arestrup
Date de Sortie : 22 Février 2012
Durée : 2h28
Genre : Le jeune qui murmurait à l'oreille de son cheval
Note : 
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Synopsis :

Le jeune Albert est très proche de son cheval Joey. Mais en ces temps de Première Guerre mondiale, l'animal est vendu à la cavalerie britannique et envoyé au front, il passe donc du champ au champ de bataille. Joey vit donc une aventure atypique, côtoyant des soldats au front, il découvre l'horreur de la guerre, avant d'être capturé par les Forces Allemandes, pour être utilisé dans des combats. Durant son périple, Joey ne laisse personne indifférent, car, de par sa présence et son comportement, il donne espoir aux soldats qui l'entourent. Albert, étant trop jeune pour s'engager, décide malgré tout de se lancer dans une mission pour sauver son cheval, et le ramener auprès de lui...

 

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Ze Chronik :


Un nouveau Spielberg, c'est comme un Kinder Surprise. Après le film d'animation en motion capture "Tintin",que je n'ai pas été voir, honte à moi pour un tel fan en dépit que bah je ne sais pas en fait.. -_-', et quelques productions par çi par là (Super 8, Cowboys vs Aliens..), le réalisateur Steven Spielberg est loin de chomer, car il revient encore pour notre plus grand plaisir avec un film à grand spectacle qui éblouiera les petits comme les grands.Avec Cheval de guerre,il nous en met encore une fois plein la vue,offre une très belle surprise à se sfans, tout en nous bluffant avec son réalisme et également avec cette très belle imagerie bien léchée comme il sait vraiment le faire.

 

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Tiré du roman éponyme de Michael Murpugo,et qui est devenu par la suite une pièce de théâtre couronnée de prix,l’histoire est vraiment très simple : un cheval plus intelligent que la normale, nommé Joey par son nouveau propriétaire Albert, va traverser la tumultueuse première Guerre Mondiale à peine déclarée, et passer de maître en maître au fil de son incroyable aventure, devenant tour à tour monture pour un capitaine anglais, cheval ambulancier pour les Allemands ou encore bijou de collection pour une jeune française. L’histoire, naïve,et son affiche peuvent paraître avant tout quelque peu exagérée, voit verser dans le gros pathos,car je l'avoue à la vue des premières bandes-annonces ,j’avais carrément redouté que le film soit trop tire larmes, à un point où l’on pourrait se retrouverait bloqué pour ressentir quoi que ce soit,tellement l’ensemble pourrait se mouler dans l'indigeste,néanmoins non,l'oeuvre de bout en bout surprend par sa peinture narrative,la magie du cinéaste, et reste profondément sincère,tout en nous bouleversant du début à la fin.

 



Le style classique et les paysages ne sont pas sans rappeler les oeuvres de John Ford comme le rappelait si bien le cinéaste, lors de sa masterclass à la cinémathèque dernièrement,tout avec justesse bien sûr et cela se voit agréablement et parfaitement dans les nombreux paysages à l'écran. La force de ce nouveau spectacle est avant tout de nous procurer des frissons avant tout, rien qu'avec un jeune homme et son cheval, et de nous faire vibrer au rythme des canons qui embourberont le récit,et également de la peur,rien que l'on peut ressentir dans certaines scènes, comme quand le fameux cheval par exemple se retrouvera coincé entre des barbelés,et que les deux ennemis poreront le fameux drapeau blanc, pour nous la rejouer façon "Joyeux Noël" de C.Carion.. Sinon,treize ans après Il faut Sauver le soldat Ryan, Spielberg prouve une fois de plus tout son amour pour les histoires de la Seconde Guerre mondiale,et on ne peut pas le lui reprocher, bien au contraire, chacun de ses bijous sur cette période sont des pures réussites.

Sinon, il suffit d'être accro au réalisateur pou reconnaitre toute sa patte dans sa mise en scène, comme ici un surplus acheminé de plusieurs de ses oeuvres. L'amitié que rencontre le jeune garçon avec son cheval rappelle fortement "ET",L'excellente bataille de La Somme celle du débarquement du soldat Ryan, et l'aventure qui s'en dégage celle de "L'Empire du Soleil" avec l'émotion forte du parfum que dégageait "La Couleur Pourpre", le tout saupoudré aux grands classiques de l'age d'or hollywoodiens(un peu là où Baz Lhurmann s'est planté avec son Australia).

 

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Le style si particulier du réalisateur de "Jaws" se voit encore ici illustré dans toute sa splendeur. Il nous transmet bien toutes les valeurs si précieuses qu'il transporte toujours dans la plupart de sa filmographie tout en conservant le délicieux emballage d’un film à grand spectacle. Cependant, le vrai héros reste Joey, le sublime cheval demi-sang très impressionnant et surtout attachant. Ce dernier demeure véritablement au coeur de l'action,on le suit pratiquement tout le long de l'histoire,volant la vedette à toutes les autres stars.C'est vraiment celui qui monopolise toutes nos pensées après la sortie du film.

 

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Toutefois, si l'oeuvre est un peu long,ce nouveau bébé de Spielberg n’en demeure pas moins fabuleux, avec ce qu’il faut d’humour(L'oie dans les premières scènes), d’action, et surtout d’émotion pour rassasier tous le public. Et si de grands réalisateurs auraient très bien pu faire l’affaire derrière la caméra (je ne peux que citer Edward Zwick),il faut admettre que Spielberg arrive à clairement s’imposer et à faire de cette histoire une véritable fresque puissante et bien menée. Visuellement,il m'en a mis plein la vue surtout quand il filme le labourage d’un champ,duquel il arrive à nous immerger dans un suspense totalement bluffant,ou encore lorsqu’une attaque équestre de soldats anglais foncera vers l’ennemi, c’est à leurs côtés que l'on se trouvera bloqué.

Jeremy Irvine, le jeune acteur inconnu, joue Albert,le maitre de Joey avant de le perdre au conflit de la guerre. Rien qu'avec ce rôle, le jeune acteur demeure des plus convaincants et nous fait vibrer au rythme de ses aventures aussi bien les plus joyeuses que les plus malheureuses. Peter Mullan, Niels Arestrup,David Thewlis,et la très courte apparition de Philippe Nahon en commissaire-priseur, font partie également du casting et sont fabuleux, sans oublier la très belle présence d'Emily Watson ( Breaking The Waves ).

 

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Alors voilà,clairement,ce Cheval de Guerre est une réussite et écrase à des années lumières l'horrible Indiana Jones Iv que je peux que pardonner au cinéaste(le seul que je n'ai pas aimé). Spielberg revient en grande forme et remplit parfaitement son cahier des charges en livrant un grand spectacle plus personnel comme il en connais la fabuleuse recette.Et pour ma part, l'ensemble fait un grand bien, évade,coupe le souffle, divertis,fais sourire, fais pleurer, et il sait être puissant dans toute sa forme à la fois portée par des acteurs tout attachants et un animal vraiment bluffant. Le tout est portée comme à son habitude par des musiques mémorables encore une fois du grand John Williams. La magie opère sans difficulté de bout en bout face à ce beau récit classique, donnant une belle leçon de cinéma populaire et universelle, qui saura émerveiller,je pense, le plus grand plaisir de ses admirateurs. Bref, courez aussi vite que le cheval star pour aller le voir ;-)

 


 

Anecdotes :

Ému par la pièce Cheval de guerre tirée du roman éponyme de Michael Morpurgo, auteur britannique de littérature jeunesse, Steven Spielberg décide de porter à l’écran cette émouvante histoire d’amitié entre un jeune garçon et son cheval.

C'est Kathleen Kennedy, la productrice attitrée de Steven Spielberg depuis 1982, qui lui a vanté les mérite de la pièce, qui a tout de suite plu à Steven Spielberg, lequel à immédiatement décidé d'en faire un film. Kathleen Kennedy a elle-même découvert la pièce en allant la voir avec ses enfants.

Steven Spielberg avoue ne pas monter à cheval, bien qu'il en possède une douzaine, notamment pour le plus grand plaisir de sa fille de 14 ans et de sa femme.

Ce film nécessite 400 personnes qui travaillent sur le plateau, et une quinzaine de chevaux.

Steven Spielberg a instauré une organisation très stricte pendant le tournage, il dirige le plateau de façon très précise, l'improvisation y est proscrite, et le timing réglé tel une horloge suisse.

Sur le tournage, Steven Spielberg a sans cesse de nouvelles idées, il se pose incessamment nombre de questions auquel il trouve immédiatement des réponses.

Steven Spielberg a choisi de ne pas utiliser d'effets spéciaux pour les scènes de bataille. « Très réaliste, mais d'une violence moindre que celle présente dans Il faut sauver le soldat Ryan. J'adore les images de synthèse à condition qu'elles soient utilisées pour de bonnes raisons. Je n'ai pas forcément envie de voir Casablanca ou Le Parrain en relief. »

Le film est tourné à Castle Combe, un petit village où le temps semble s'être arrêté, situé à quelques kilomètres de Bristol en Grande-Bretagne, dans le comté de Wiltshire, considéré selon les touristes qui s'y rendent comme étant « le plus beau village d'Angleterre ». Steven Spielberg a décidé d'y tourner car le village paraît encore d'époque, et la nature y est laissée sauvage, ce qui offre de très bonnes conditions pour tourner un film d'époque, ici sur la Première Guerre mondiale. D'ailleurs, des scènes de films récents, tels que Wolfman et Stardust, et plus ancien, L'Extravagant Docteur Dolittle, y ont été tournées.

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La Bande Annonce :

http://www.youtube.com/watch?v=n5QIj2q9pyA

Publié dans Aventures

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